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Disclaimer : Ben… tout m’appartient vu que c’est une fic originale.

Auteur : Kaleiya Hitsumei

Beta : Eliandre

Titre : Les démarcheurs au téléphone

Note : Je sais pas comment ce truc m’est venu. Probablement quand j’ai constaté qu’un numéro commençant par un zéro et un huit avait tenté de m’avoir quand je dormais (vive les boules quies) et que je me suis demander comment mes chers personnages gèrerait la chose s’ils étaient à ma place. Voilà le résultat.

 



« Monsieur Martin ? Ici la société… »

Asahi n’avait pas besoin d’en entendre plus pour savoir qu’il avait affaire à un démarcheur. Une plaie du monde des humains… Généralement, ils les laissaient parler un moment avant de leur raccrocher au nez. Cependant, le téléphone sonnait toujours et ça l’énervait vraiment.

Puis un jour, il trouva une solution à son problème : Mélissa.

Quand il entendait sonner le téléphone, il regardait rapidement où se trouvait la jeune femme et, suivant l’endroit, faisait sauter les plombs ou bien coupait l’eau. La philosophie zen n’ayant jamais eu le moindre effet sur la brune, elle partait au quart de tour à la moindre petite chose qui n’allait pas. En particulier quand il était impliqué, elle cherchait immédiatement un défouloir et, si le téléphone sonnait, c’était la personne qui était au bout du fil qui prenait.

Asahi se demandait encore pourquoi il n’avait pas pensé à cette solution plus tôt.

§§§

De par son handicap récent, Connor ne pouvait plus faire certaines choses et c’était Chandra qui s’en occupait à sa place. L’ennui, c’était que face aux démarcheurs, elle ne parvenait pas vraiment à s’en sortir toute seule de ce qu’il parvenait à entendre, la jeune femme n’ayant jamais été une très grande adepte de l’art de la conversation.

Du coup, quand il sentait au ton de sa voix qu’elle galérait face à son interlocuteur, il jouait la carte de l’ennui en lui demandant de lui faire la lecture ou bien il lui demandait son aide pour le premier truc qui lui venait à l’esprit. A chaque fois, elle raccrochait tout de suite le téléphone pour venir s’occuper de lui.

Connor savait très bien qu’il profitait à fond de sa cécité mais il estimait être le seul à avoir le droit de monopoliser l’attention de Chandra. Jaloux lui ? Mais oui. Et possessif qui plus est.

§§§

Orieul n’était pas une grande fan des technologies du monde des humains, en particulier des caméras de surveillance. A contrario, son fiancé, Sheen, appréciait beaucoup tous les équipements disponibles pour cuisiner.

Par contre, la jeune femme adorait répondre au téléphone depuis qu’elle était tombée sur un démarcheur qui voulait lui vendre une assurance. Elle avait immédiatement sentie l’arnaque et s’était dit qu’elle pourrait peut-être s’amuser un peu. Autant dire qu’elle s’était éclatée en lui tenant la patte pendant une bonne heure, surtout quand elle avait compris qu’un démarcheur ne pouvait pas raccrocher si facilement le téléphone contrairement à elle.

Depuis, Sheen laissait toujours sa tendre moitié décrocher le téléphone quand celui-ci sonnait et l’écoutait sortir un incroyable baratin qui, parfois, n’avait ni queue ni tête. Et puis, il avait bien remarqué qu’elle était excitée comme une puce à chaque fois que la conversation durait plus de quarante minutes, signifiant qu’elle avait trouvé un bon pigeon ou bien un sacré désespéré à l’autre bout du fil.

Il aimait trop Orieul pour lui refuser un jouet aussi distrayant qui, généralement, la motivait encore plus pour une petite séance de sport de chambre dans la nuit.

§§§

Bastien détestait les démarcheurs. A chaque fois qu’il passait du temps dans ce monde, il y avait droit au moins une fois par jour et ça l’exaspérait d’entendre ce discours commercial apprit par cœur. Il pouvait toujours couper son téléphone mais l’ennui, c’est qu’il risquait de manquer un appel pour un job bien payé.

Un jour, il rompit le serment qu’il s’était fait de ne pas utiliser ses pouvoirs de voyance quand il décrocha le téléphone et qu’il donna le nom, prénom et adresse de celui qui était à l’autre bout de la ligne en lui précisant bien que si jamais il le rappelait pour lui vendre encore ces fichues fenêtres, il se pointerait chez lui dès le lendemain et lui montrerait sa façon de penser.

Etrangement, son téléphone avait beaucoup moins sonné après qu’il ait fait le coup deux ou trois fois. Ce n’était pas pour lui déplaire.

§§§

Salomé avait visité pas mal de mondes différents dans sa longue vie et elle avait difficilement rencontré plus tenace que les démarcheurs au téléphone. Dans le monde des humains, à part les témoins de Jéhovah, y avait pas pire.

Au début, elle se contentait de leur raccrocher brutalement au nez mais ces charognards revenaient à la charge dès le lendemain, ce qui la poussa à chercher une autre solution.

Elle la trouva en passant devant un tribunal et, depuis ce jour, à chaque fois qu’un démarcheur avait le malheur de l’avoir en ligne, elle prononçait les mots « procès pour harcèlement si jamais vous tentez de me rappeler » qui avaient tendance à bien les calmer. Ceux qui eurent la mauvaise idée d’insister ne pouvaient pas savoir que le lendemain, ils allaient avoir une très mauvaise surprise en prenant leur service.

En même temps, comment pouvaient-ils savoir que Salomé avait largement les moyens financiers pour se payer un très bon avocat et, si elle désirait être plus tordue, racheter une entreprise toute entière pour la dissoudre quelques mois après ?

§§§

Demetra entendait déjà suffisamment le téléphone sonner quand elle allait travailler dans le monde des humains avec ses sœurs de cœur donc elle n’aimait pas que des démarcheurs viennent en rajouter.

Elle et ses chères sœurs avaient tendance à rester discrètes en temps normal mais quand elles étaient énervées, il valait mieux ne pas rester dans les parages ou bien prier pour qu’aucune d’entre elles n’ouvre la bouche. Seulement, les démarcheurs découvrirent cela bien malgré eux.

Que ce soit elle ou ses sœurs, leurs téléphones respectifs se firent plus silencieux après qu’elles eurent poussé une bonne gueulante à leur interlocuteur qui, lui, dut changer de travail suite à une soudaine surdité provoqué par un son particulièrement strident qui lui avait crevé ses deux tympans.

En même temps, les démarcheurs ignoraient qu’ils avaient des harpies à l’autre bout du fil et que leurs cris pouvaient rendre sourd quiconque les entendait pendant des semaines durant.

§§§

Le comte Chaos avait beaucoup entendu parler des démarcheurs du monde des humains. Il regrettait qu’il n’y ait pas d’équivalent chez eux car il en aurait bien chassé un ou deux avec sa compagne pour déjeuner.

Après tout, il y avait pas mal de bons vignobles chez les humains et un démarcheur était généralement un être humain de sang pur donc il était plus que comestible pour lui.

Plus le temps passait et plus il était tenté de se faire des petites vacances avec sa délicieuse partenaire vampire dans le monde des humains. Une petite carte des vins rouges avec une petite traque de démarcheur en entrée, ça lui paraissait être un excellent menu pour commencer.

 


 

NB : Fin de la connerie. Et vous, vous faites comment avec les démarcheurs au téléphone ?

Auteur vs Persos :

Orieul : Il en manque un paquet !

Kaleiya : Je sais mais aucun d’eux ne va dans le monde des humains quasiment donc…

Belphégor : Je peux savoir pourquoi t’as mis mon vrai nom pour moi ?

Orieul : Râle pas ! Elle a donné que ton prénom et ça va pas te tuer.

Belphégor : De toute façon, on a une créatrice avec un esprit sacrément tordu avec nous donc je me fais plus aucune illusion.

Kaleiya : Je sais pas comment je dois prendre ça…

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Titre : Celui qui n'est plus

Public : Tout public

Note : Nouvelle écrite pour un concours organisé par le Grimoire de fanfic-fr où l'on devait écrire ce que nous inspirait la musique "A postcard to Henry Purcell".




Après une matinée pluvieuse, le soleil avait repris ses droits en ce début d’après-midi, transperçant les nuages de ses rayons de lumière ardents. Un léger souffle d’air frais balayait l’herbe humide et faisait bruire les arbres aux alentours. Dans les branches d’un chêne, quelques moineaux gazouillaient gaiement, profitant de l’absence de leurs prédateurs.

Descendant rapidement le tronc de l’arbre, un écureuil au pelage de feu traversa la pelouse, s’arrêtant une fois parvenu près d’un dallage de pierres blanches. Il observa un instant la demeure aux murs gris clair, située à une dizaine de mètres de là, puis s’intéressa à la petite table de bois clair, sur laquelle était posé un bol en céramique. Le petit rongeur escalada un des pieds de la table et s’approcha du bol… pour constater, à son grand désarroi, que ce dernier était complètement vide.

Il releva la tête en entendant un bruit de pas venir dans sa direction.

Ses yeux noirs se fixèrent quelques secondes sur la personne qui se dirigeait vers lui puis il refit une partie de son chemin en sens inverse, se stoppant à une vingtaine de centimètres des dalles de pierres. Il jeta un coup d’œil derrière lui avant de poursuivre sa route jusqu’au chêne.

A environ un mètre de la petite table, une femme se tenait à présent debout, admirant de ses yeux bleu acier les collines verdoyantes au loin. Elle avait de longs cheveux châtains noués par un ruban noir en queue de cheval, la peau claire, un nez busqué accompagné d’une bouche aux fines lèvres rose pale et d’un menton pointu. Elle portait un Kurotesude (1) noir avec des motifs de fleurs de lys blanc sur la partie inférieure du vêtement ainsi qu’un obi (2) blanc et une paire de geta (3) accompagnée de tabi (4).

Bien que son visage demeurait fermé à toute expression, ses yeux reflétaient une grande mélancolie. Elle jeta un œil au bol vide et eu un léger sourire en coin.

.- Orieul ! cria-t-elle en se tournant vers la demeure, prenant un air sévère.

Des pas précipités se firent entendre puis, arrivant au niveau de la porte vitrée, apparu une jeune femme à la peau couleur caramel. Cette dernière avait un visage d’un bel ovale agrémenté de courts cheveux couleur de neige ramenés en arrière avec un bandeau noir, d’yeux très sombres, d’un nez retroussé et d’une bouche charnue peinte de noir. Elle était vêtue d’une simple tunique blanche et d’un large pantalon noir.

.- Oui ? demanda la plus jeune, le regard interrogatif.

La brune pointa de son index droit le bol vide.

.- Je croyais t’avoir demandé de faire quelque chose en revenant, répondit-elle, le regard lourd de reproches.

.- Remettre nos armes à leurs places respectives, récupérer le courrier, trier les demandes de travail, mettre le bol de nois… commença-t-elle à énoncer avant de s’arrêter soudainement, un tic la prenant au coin supérieur gauche de sa bouche.

Elle se tapa le front du plat de la main, réalisant son oubli.

.- J’ai oublié de mettre les noisettes dans le bol… Je vais le faire tout de suite, dit-elle avant de s’éloigner, pestant contre « celui qui l’a déconcentrée avec ses fichus clopes.»

La plus âgée soupira d’exaspération, se prenant l’arrête du nez entre son pouce et son index droit. Décidément, se dit-elle, ces deux là restaient irrécupérables, que ce soit avec ou sans lui parmi eux.

A cette pensée, son regard se tourna à nouveau vers le bol de céramique. Dire que c’était lui qui avait pris cette initiative quelques jours après son arrivée au sein de leur clan si l’on peut dire. Elle se souvenait de ce beau jeune homme aux courts cheveux flamboyant, aux yeux gris brillants d’intelligence et de malice qui avait voulu « donner un coup de main à un compagnon rouquin » comme il le disait si bien. Ça les avaient bien amusés de le voir tenter d’apprivoiser le petit rongeur - qui avait l’air de bien profiter de ce petit cadeau vu le nombre d’aller-retour qu’elle l’avait vu faire un jour.

Oui… C’était la belle époque… Même s’ils n’avaient plus besoin de son enseignement, ils revenaient de temps en temps, histoire de se réunir tous ensemble et de passer de bons moments, comme une famille.

Orieul revint, tenant un sachet de tissu plein à craquer de ce qui n’était autre que le fruit tant prisé par le petit animal à la queue en panache. Elle versa une partie du contenu dans le bol puis posa le sachet à coté de celui-ci.

.- C’est étrange d’être de nouveau que trois, dit-elle avec une pointe de tristesse dans la voix.

La brune approuva d’un hochement de tête.

.- Nous savions tous qu’il ne vivrait pas vieux mais pas qu’il partirait aussi vite et de cette façon qui plus est, déclara-t-elle.

.- Ouais… Lui au moins avait la chance d’avoir sa « famille » au grand complet lors des funérailles…

La plus âgée garda le silence à cette phrase, repensant au visage à la fois joyeux et triste de cette jeune femme aux yeux d’ambre, sur laquelle feu son apprenti et fils de cœur avait jeté son dévolu et dont seule la sœur a accepté de se déplacer pour la cérémonie funéraire. Quand elle pense que pratiquement tous leurs amis étaient venus ainsi que des connaissances diverses et variées…

Son attention fut de nouveau détournée vers la bâtisse lorsqu’un léger bruit de pas fut perçut par ses oreilles. Un jeune homme au physique svelte et à la démarche élégante en sorti. Il avait des cheveux châtains foncés plaqués en arrière par du gel, des lentilles de contact de couleur rouge sang, le teint blême, et de fines lèvres tordues en une légère grimace. Il avait aussi plusieurs piercings aux oreilles et un à son arcade sourcilière gauche ainsi qu’une chemise et un pantalon sombre.

.- Quelqu’un n’aurait-il pas vu mes cigarettes à tout hasard ? demanda-t-il, l’air agacé.

.- Mon cher Bastien, la dernière fois que je les aient vues, c’était le jour où tu avais arrêté et les avaient jetées au feu car, je cite, tu en avais ras-le-bol d’entendre à ton travail que « le caissier était parti fumer sa clope » quand tu revenais de ta pause, fit la brune en croisant les bras.

Le jeune homme se tapa le front du plat de la main puis laissa cette dernière glisser sur son visage jusqu’à le quitter. Il poussa un soupir de dépit.

.- J’ai plus qu’à attendre demain… dit-il avant de tourner son regard sanguin vers celle aux yeux sombres, constatant qu’elle le regardait avec insistance. Quoi ?

.- Mais pourquoi tu as gardé tes cheveux comme ça ?! On dirait que t’as utilisé une motte de beurre pour les plaquer comme ça ! s’exclama-t-elle.

Bastien grommela vaguement quelque chose tout en jetant un œil noir à Orieul. Pendant ce temps, cette dernière s’était déplacée de sorte à pouvoir voir l’arrière du crane du brun.

.- Et ça rebique toujours autant derrière ! fit-elle sur un ton moqueur.

S’ensuivit après cette remarque un long échange de piques entre les deux jeunes gens, chacun cherchant à énerver l’autre au maximum. La plus âgée observa quelques secondes la scène puis, rapidement lassée de ce spectacle, elle s’éloigna d’eux, marchant dans la direction opposée à la demeure.

Elle passa à proximité du chêne d’où venait l’écureuil sans s’arrêter. Elle contourna un Forsythia(5) récemment taillé derrière lequel se trouvait un court chemin composé de pierres blanches dont l’espace entre chacune d’elles équivalait à peu près à un pas(6). Au bout de celui-ci se dressait une stèle de marbre noir au pied de laquelle un bâton d’encens achevait de se consumer en une légère volute de fumée.

Ses orbes bleues se posèrent avec tristesse sur les inscriptions gravées dans la pierre :

« En mémoire de celui qui a marqué nos vies et qui restera à jamais dans nos cœurs à tous : John DOE plus connu sous le pseudonyme de Chris. »

Une larme coula le long de sa joue droite, la seule et unique qu’elle versa depuis la disparition de celui qui était son élève et aussi son fils spirituel.

.- Adieu Chris, murmura-t-elle du bout des lèvres.

Un souffle d’air frais balaya son visage ainsi qu’une petite mèche rebelle qui s’était échappée de l’emprise du ruban.

« A très bientôt madame Kingdom. »

Un sourire se dessina sur lèvres en entendant ces mots qui semblaient avoir été susurrés par le vent. Elle posa de nouveau les yeux sur la stèle.

.- Combien de fois t’ai-je dit de ne jamais m’appeler « madame Kingdom » jeune impertinent ? dit-elle avec un ton faussement strict. C’est « sensei », « maître » ou « Salomé » pour toi. C’est bien clair ?

Il lui sembla entendre un léger rire en réponse à sa question. Elle leva les yeux au ciel et fit demi-tour, espérant que les deux autres en avait terminé avec leur petite querelle journalière.




NB : Au début, je voulais prendre un lièvre mais en me documentant, j’ai vu que cet animal était plutôt du genre nocturne. Me suis ensuite rabattue sur le lapin mais même souci donc j’ai cherché si je trouvais un autre animal correspondant à mes critères et j’ai trouvé l’écureuil roux, qui était encore mieux que ce que je souhaitais au départ.

1 : Kimono féminin japonais réservé aux femmes mariés et pour des occasions formelles (mariage par exemple). Les motifs sont généralement situés en dessous du bassin.

2 : Ceinture pour kimono.

3 : Sandales en bois.

4 : Chaussettes blanches avec une séparation au niveau du gros orteil.

5 : Arbuste originaire du Japon. Au printemps, il est recouvert en abondance de petites fleurs jaunes.

6 : Ceci à un nom mais impossible de me souvenir duquel… Si ca me revient entre temps, j’éditerai cette note.

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Kaleiya Hitsumei

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